Utilité publique

Les matériaux des carrières sont partout dans nos vies : dehors, dedans, pour se déplacer, habiter, travailler, manger, cultiver, se soigner, embellir…

Cela représente en moyenne 7 tonnes de matériaux par an et par habitant.

Pour découvrir les multiples utilisations des matériaux, parcourez les éléments pour comprendre quelles matières premières ont été utilisées.

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  • Le pont de la Ligne à Grande Vitesse, Meuse

    Le viaduc sur la Meuse, l’un des grands ouvrages du tracé de la ligne à grande vitesse Est-européenne, se situe dans le Parc Naturel Régional de Lorraine et traverse une vallée classée en zone de protection spéciale (ZPS) du réseau européen Natura 2000.
    Long de 1 781 m, il comporte deux ouvrages mixtes, le principal enjambant la Meuse (600 m de longueur, 12,50 m de largeur, 12 travées de 52,50 m de portée) et le canal de l’Est (300 m, 11 travées), séparés par un remblai central (300 m), des voies routières et ferroviaires, ainsi qu’un ouvrage passant sur un bras de la Meuse par la RD109.

    Il a nécessité 100 mille tonnes de granulats.

     

     

  • Les voies ferrées

    On admet classiquement qu’un kilomètre de voie nécessite pour sa construction 20 mille tonnes de granulats. La 2ème phase du TGV Est européen (106 km de voie nouvelle entre Pont-à-Mousson et Strasbourg) aura consommé 26 millions de tonnes de matériaux sur lesquelles aura été déposés 1 million de tonnes de ballast en provenance de la carrière de Raon-l’Etape dans les Vosges, la seule agréée en Lorraine pour le ballast du TGV. 

  • Les voies d’eau

    Le réseau de voies navigables est particulièrement développé en Lorraine, qu’il s’agisse du petit gabarit dit « Freyssinet » ou du grand gabarit qui est constitué par la Moselle canalisée. 17 écluses jalonnent son cours entre Neuves-Maisons et Apach. Chacune a nécessité la mise en œuvre de 50 mille m3 de bétons soit environ 100 mille tonnes de granulats non gélifs issus des carrières locales en particulier alluvionnaires.

  • Les aménagements urbains

    La carrière de Champenay met en valeur les qualités du patrimoine géologique du massif des Vosges.

    Le grès permet de réaliser aussi bien des pavés ou dalles de trottoir que du mobilier urbain, bacs à fleurs, fontaines, bancs ou bien encore façade, pilier, opus…

  • Les autoroutes

    La construction des routes et autoroutes correspond à un empilement de couches ayant chacune un rôle spécifique.

    Nous rencontrons ainsi classiquement, à partir du sol de terrassement : une couche de fondation, une couche de base, une couche de liaison, la couche de roulement. De fait, la couche de roulement n’est que la couche superficielle, celle que l’on voit. C’est un peu comme une couche de crème de 5 à 15 cm d’épaisseur sur un gâteau dont l’épaisseur totale peut dépasser 50 cm.

    Cet empilement de couches a pour objet d’assurer la stabilité et la pérennité de la structure, sa composition va dépendre de la qualité du sol support, de l’environnement, de l’intensité des périodes de gel, du trafic supporté par la future route. La couche de roulement a pour objectif d’imperméabiliser la structure et d’apporter confort et sécurité aux voyageurs. Ainsi, suivant le type de route construite, 10 à 30 mille tonnes de granulats seront consommées pour construire 1 km. Les caractéristiques exigées pour les granulats sont d’autant plus élevées et strictes qu’ils seront utilisés au plus près de la couche de roulement.

    La Lorraine est parcourue par 226 km d’autoroutes à péages (A4 et A31) et 320 km de voies expresses reliant Thionville à Epinal et Saint-Dié, via Metz et Nancy. Ce réseau a requis pour sa construction plus de 16 millions de tonnes de granulats, sans compter le nécessaire entretien des couches de roulement.

  • La station d’épuration, le lagunage

    Pour être en conformité avec la réglementation européenne, les communes doivent disposer d’un système d’assainissement des eaux usées. Dans le cadre de cette mise aux normes, les communes ou les communautés de communes s’équipent de stations d’épuration écologiques (lagunage ou filtres plantés de roseaux). Afin de permettre un filtrage efficace des eaux usées, les stations d’épuration sont constituées de 3 couches de gravillons ou de sables alluvionnaires, d’une granulométrie spécifique et garantie. De plus, les produits utilisés doivent obligatoirement être des matériaux alluvionnaires siliceux pour garantir la stabilité de l’ouvrage et pour permettre aux bactéries dépolluantes de se développer.

  • L’aéroport Nancy-Metz

    L’aéroport de Nancy-Metz s’étend sur 230 ha. Le chantier s’est déroulé de 1989 à 1991. Celui-ci s’étend sur 230 ha et comprend les pistes d’atterrissage (de 2 500 m à l’ouverture de l’aéroport, elles ont été portées à 3 050 m en 2006) et l’aérogare de 6 500 m2. 

    Le volume global de béton nécessaire à sa construction est d’environ 75 mille mètres cubes ainsi que 500 mille tonnes de granulats additionnels nécessaires pour les soubassements des parkings et des pistes.

  • Les parcs éoliens

    Implanté en 2005, le parc du Haut des Ailes réunit 22 éoliennes d’une puissance de 2 MW chacune, pour une puissance totale de 44 MW. Elles sont réparties en 4 parcs implantés en Lorraine : La Tournelle, Le Haut-des-Masures, Le Haut-des-Grues et Le Haut-de-Blâmont. Ce Parc est situé au carrefour des départements de Meurthe-et-Moselle et de Moselle, sur les communes d’Igney, Amenoncourt, Gogney, Repaix, Foulcrey, et Richeval. Le volume de béton moyen dans les fondations d’une éolienne est comparable au volume d’une grande maison (de l’ordre de 400 m3 pour une éolienne de 2,5 MW).

    La Lorraine compte à nos jours 62 parcs éoliens soit environ 400 éoliennes sur la région ; ce qui la classe au 5ème rang pour l’énergie éolienne en France.

  • Le tunnel de Saintes-Marie-aux-Mines

    Le tunnel Maurice-Lemaire, communément appelé tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines, long de 6 950 mètres, permet de traverser le massif vosgien en son milieu. Ce fut le plus long tunnel routier situé intégralement sur le territoire français jusqu’à l’ouverture du tunnel Duplex A86. Initialement, le tunnel a été ouvert au trafic ferroviaire le 8 août 1937 pour devenir en février 1976 un tunnel uniquement routier.

    Sa réfection intérieure en 2010 a nécessité de l’ordre de 16 mille m3 de béton.

  • Les ronds-points

    Le rond-point du vélodrome de Vandœuvre-les-Nancy a vu sa configuration évoluer entre 2006 et 2008 pour permettre le passage du tram.

    Durant les 24 mois de travaux, ce sont pas moins de 30 mille tonnes de matériaux qui ont été utilisés pour l’assainissement et réseaux divers, structures des chaussées, trottoirs, parkings et en finition avec des bétons désactivés, des dallages, des pavages et des enrobés.

  • Les lotissements

    Chaque année en Lorraine, 3 090 maisons individuelles et 1 264 maisons individuelles groupées sont construites.

    Par exemple le lotissement de Messein comprenant 65 maisons a représenté :

    – 50 mille tonnes de matériaux terreux mis en remblais en carrière ;

    – 65 mille tonnes de granulats calcaires pour les remblais et les couches de forme issus de la carrière de Maizières (54) ;

    – 7 mille tonnes d’enrobés avec des granulats alluvionnaires de la Moselle ;

    – 10 mille m3 de béton pour la construction des maisons, soit 20 mille tonnes de granulats alluvionnaires de Moselle.

  • Les hôpitaux

    Un « orgue de Béton et de verre » s’installe à Metz dans le respect de l’intégration paysagère et de la Réglementation Thermique 2012. Après 3 années de travaux, l’hôpital ouvre ses portes en mars 2013. La conception de l’hôpital Robert Schuman s’inscrit résolument dans cette démarche de développement durable. 45 mille mètres cube de bétons soit 90 mille tonnes de granulats et 15 mille tonnes de ciment, plus 120 mille tonnes de matériaux supplémentaires pour les voiries ont été nécessaires à sa construction. 

  • L’école d’architecture de Nancy

    Le bâtiment a été conçu par l’architecte suisse Livio Vacchini. L’école est composée d’éléments en béton armé à base de ciment blanc, préfabriqué sur place, soit une quantité globale de 15 mille mde béton. Il a fallu 30 mille tonnes de granulats d’Autrey dans les Vosges pour construire l’école d’architecture. La première pierre est posée le 5 juillet 1994 et son ouverture a lieu en 1996. La structure apparente omniprésente de l’école consiste en un assemblage de piliers carrés et de voûtains formant un plancher également en béton armé, qui mesurent parfois plus de dix mètres dans les salles de cours. Comme le précise Livio Vacchini, « le choix du système constructif est une question de première importance » et c’est en ce sens que l’étude constructive de cet édifice a donné la priorité au matériau Béton afin d’assurer les exigences de qualité technique et esthétiques de la réalisation.

  • La cité radieuse, Briey

    La Cité radieuse de Briey-en-Forêt, dans le nord de la Meurthe et Moselle est une unité d’habitation construite entre 1959 et 1961 par Le Corbusier. Cette construction de 17 étages est achevée en 1961 ; l’architecte Le Corbusier y voit l’aboutissement d’un projet qui mêle vie privée protégée et vie communautaire, mise en commun des ressources et vue sans pareille sur la forêt domaniale alentour…

    Le bâtiment fait 110 mètres de long et 56 mètres de haut (70 mètres à son point culminant) et 19 mètres de large. Il comprend 339 logements en duplex répartis sur 17 étages avec six rues intérieures.

    Cette réalisation représente environ 20 mille m3 de béton.

  • Le château de Lunéville

    Deux types de grès ont été utilisés pour la restauration du château de Lunéville dont du bigarré vosgien qui est la pierre d’origine.

    “Les grès des Vosges sont plus qu’un matériau : ils sont diversité, couleur, lumière et vie. Ils sont la mémoire de la terre ; ils relient les générations à travers les réalisations et les métiers. Les hommes sont les dépositaires de leurs richesses et de leurs secrets. Parmi eux, architectes, ingénieurs, carriers, tailleurs de pierre s’emploient à préserver ce capital, en perpétuant les savoirs et en les adaptant, en relevant le défi de la vie et de la modernité. Rose, blanc-jaune, gris ou à gros grains, les grès ont de la fantaisie. C’est dans leur nature. Avec les grès des Vosges, le règne du minéral est aussi celui de l’esprit et de la modernité. Depuis des siècles, dans le monde du grès rien n’a changé et tout a évolué : le présent y côtoie le passé, la laye y est à sa place à côté du laser.”

  • La gare ferroviaire de Metz

    Avec ses 300 m, c’est la plus longue gare de France qui a été terminée en août 1908 sous l’ordre de l’empereur Guillaume II. Construite en moins de 3 années dans un style néo-roman rhénan, elle a nécessité environ 30 mille tonnes de grès gris pâle provenant de la carrière de Niderviller à côté de Sarrebourg.

  • La centrale de Cattenom

    Le chantier qui s’est déroulé entre 1979 et 1986 a nécessité 1 million 200 mille tonnes de granulats livrés exclusivement depuis la sablière de Dieulouard et 500 mille m3 de béton.

  • Les tribunes du stade de Metz

    Le stade Saint-Symphorien est un stade surprenant depuis les derniers travaux, car les deux plus grandes tribunes sont situées face aux buts. Ce stade sera donc facile à faire évoluer vers une forte capacité : il suffira de re-construire les deux tribunes latérales. La réflexion, entamée au cours de l’année 2007, a abouti à un projet de rénovation soutenu par la Ville de Metz et le Conseil Général de la Moselle. La quasi-totalité de ces tribunes sont construites en béton, matériau qui permet de répondre de façon durable aux problématiques techniques et architecturales. Environ 25 à 30 mille m3 de béton ont été nécessaires à la construction de ce stade de 25 mille places.

  • La piste d’athlétisme

    Même si le revêtement des pistes d’athlétisme est en synthétique, leur construction nécessite environ 5 mille tonnes de granulats pour la réalisation de la structure.

    En ajoutant les accès, parkings, vestiaires et tribunes, ce chiffre quadruple pour un stade d’une ville moyenne.

  • L’aqueduc de Jouy-aux-Arches

    Le pont à arcades de Jouy-aux-Arches constituait la partie aérienne de l’aqueduc Gallo Romain d’une longueur 22 km entre Gorze et Metz. Les archéologues s’accordent pour considérer qu’il a été construit avec les matériaux de l’ancienne carrière de Norroy-les-Pont-à-Mousson, en particulier pour les impostes qui sont les pierres nobles placées en haut des piles pour soutenir les arches. Cette carrière encore visible, située à une dizaine de kilomètres, exploitait le niveau bajocien à polypiers des côtes de Moselle.

  • Les secteurs sauvegardés, l’exemple de Bar-le-Duc

    Essentiellement bâtie de maisons à pans de bois, Bar-Le-Duc a été transformée par le Duc René II en une capitale digne d’accueillir la Cour de Lorraine. Ensemble urbain historique à la qualité architecturale exceptionnelle, la ville haute de Bar-le-Duc a été construite essentiellement en pierres dites “de Savonnières”, issues des carrières de Savonnières-en-Perthois. Choisies pour leur grain fin, leur extrême résistance et leur grande facilité de taille, les pierres doivent leur fameuse couleur blonde à une légère teneur en oxyde de fer. Les pierres de Savonnières ont permis de construire de nombreux châteaux de la vallée de la Saulx. Bar-le-Duc reste un ensemble Renaissance unique en France par son homogénéité, son état de conservation et ses qualités esthétiques.

  • Le Centre Pompidou, Metz

    Un chantier important de 10 mille m3 de béton haute résistance et de bétons colorés avec des granulats de verre : les granulats proviennent de la sablière de Blénod-lès-Pont-à-Mousson, soit 20 mille tonnes de sables et graviers.

  • La pharmacie

    De nombreux produits pharmaceutiques sont fabriqués à partir du bicarbonate de sodium (comprimés, comprimés effervescents…). Les deux seules “soudières” françaises (usine de fabrication de carbonate et bicarbonate de sodium) se trouvent en Lorraine : celle de Solvay à Dombasle-sur-Meurthe, et celle de Novacarb à La Madeleine. Les matières premières nécessaires à la fabrication de ces produits sont le calcaire et le sel. Les deux sociétés exploitent le massif calcaire du jurassique supérieur situé entre Pagny-sur-Meuse et Saint-Germain-sur-Meuse, ainsi que le gisement de sel du Keuper (Trias) situé entre les communes de Lenoncourt et Haracourt. Le transport du calcaire entre les carrières et les usines de transformation se fait par chemin de fer.

    Pour satisfaire les besoins en carbonate et bicarbonate de sodium, les deux usines produisent 3 millions de tonnes de calcaire et 2,5 millions de tonnes de sel.

  • La sidérurgie

    La sidérurgie lorraine fait partie intégrante de notre histoire. C’est vers l’année 1704 que la société De Wendel débute son activité. Plus tard, d’autres usines se construiront et utiliseront le minerai de fer présent dans notre sous-sol. C’est en 1856 que l’usine de Pont-à-Mousson voit le jour et se lance dans la production de la fonte pour la fabrication des tuyaux, regards, plaques d’égouts, poteaux d’incendie, etc.

    La mise en fusion à 1 800° dans un haut-fourneau, de minerai de fer, de fondant (castine) et de coke permet la fabrication de la fonte et d’un coproduit appelé laitier. Ce laitier entre dans la fabrication du ciment, de la laine de roche et dans les domaines des travaux publics. La castine est un sable calcaire utilisé comme fondant et comme épurateur pour le minerai de fer.  Aujourd’hui seuls 3 hauts-fourneaux sont encore en activité en lorraine.

  • Le camion toupie

    Un camion malaxeur ou plus communément appelé aussi “camion toupie” désigne un camion spécifiquement adapté pour le transport du béton frais de la centrale à béton vers le chantier de construction.

    Ce véhicule comprend un réservoir rotatif légèrement incliné en forme de toupie.

    Ce mouvement permanent permet le malaxage en continu et empêche le phénomène de ségrégation du matériau béton pendant la phase de transport.

    1 m3 de béton consomme 2 tonnes de granulats et 350 kg de ciment.

  • La chaux pour le revêtement de façade

    Le calcaire lorsqu’il est calciné permet de produire de la chaux. Les enduits et mortiers sont en grande partie composés de chaux (liant) et de sable calcaire.

  • L’usine de production de carbonate et bicarbonate de sodium

    Sans calcaire, pas de présence de l’usine Solvay en Lorraine. Celui-ci, avec le sel, constitue la matière première essentielle à partir de laquelle Solvay fabrique le carbonate et le bicarbonate de sodium dans son usine de Dombasle-sur-Meurthe. Indirectement, via le carbonate de sodium, le calcaire permet de fabriquer du verre (verres creux, verres plats, verres techniques). Pour faire un kilo de verre, nous avons besoin de 500 g de calcaire. Le calcaire connaît d’autres usages bien utiles pour le confort et l’amélioration de la vie quotidienne, via le bicarbonate de sodium, dans les domaines de l’alimentation humaine et animale, la pharmacie (comprimés effervescents et hémodialyse), la cosmétologie et les techniques environnementales pour l’épuration des fumées des incinérateurs.

  • La boulangerie

    De nombreux produits destinés à l’alimentation humaine sont fabriqués à partir du bicarbonate de sodium issu du calcaire et du sel (usages en boulangerie-pâtisserie, poudre à lever, Maïzena©…).

  • Les amendements et la nutrition animale

    Le calcaire est utilisé en amendement pour la régulation de l’acidité des sols pour rendre possible certains types de culture (comme le maïs par exemple). Il sert également en complément d’apport de calcium dans l’alimentation animale. Le taux d’incorporation du carbonate de calcium dans la nutrition animale varie en moyenne de 2 à 20 % selon le type d’aliment (aliment complémentaire de la ration de base ou additifs minéraux), selon l’espèce animale concernée (bovins, porcs ou volailles) et selon le mode de production (intensif hors-sol ou extensif plein air).

  • Le vitrage et le verre

    Pour faire un kilo de verre, il faut 500 g de calcaire et 800 g de sable siliceux.

  • La centrale à béton

    Sur les sites de production de béton prêt à l’emploi, qui permettent de produire de grandes quantités de béton, il existe de nombreux types de centrales mais elles se caractérisent toujours par des composants communs :

    • un malaxeur horizontal ou vertical (la capacité moyenne des malaxeurs en Lorraine est d’environ 2 m3).
    • un dispositif de pesée des agrégats et du ciment,
    • un ou plusieurs silos de stockage du ciment et des éventuelles adjonctions (calcaire, cendres…),
    • des cuves de stockage des adjuvants,
    • des éléments permettant le chargement des agrégats et du ciment (trémies et tapis roulants ou skip (chargeur d’agrégats) vertical à câble pour l’alimentation de stockages verticaux.

    Le maillage des centrales à béton en Lorraine comprend environ 60 unités de production réparties de façon homogène sur tout le territoire afin d’être au plus près des chantiers et de répondre au mieux aux besoins de la construction.

    Le volume annuel de Béton Prêt à l’Emploi produit en Lorraine est de l’ordre de 960 mille m3 (chiffre 2013).

    1 m3 de béton consomme 2 tonnes de granulats et 350 kg de ciment.

  • Le bâtiment des archives EDF à Bure, Meuse

    La construction du bâtiment des archives EDF à Bure, dans la Meuse, est un projet stratégique pour son impact social et environnemental positif sur la région. Le bâtiment s’intègre complètement dans le paysage et répond aux normes de qualité environnementale, exigences incontournables de la stratégie immobilière d’EDF.

    L’invention permet de construire des façades comportant des éléments réfléchissants dans le but de conférer au bâtiment un aspect changeant dicté soit par l’environnement soit par le temps météorologique régnant autour du bâtiment.

    ©photo, tous droits réservés Julien Lanoo

  • Les chemins piétons et cyclistes

    Le vélo-route de la Communauté de communes de Moselle et Madon se situe en bordure du canal à l’emplacement de l’ancien chemin de halage. Il est accessible aux piétons et cyclistes qui peuvent admirer la nature tout le long du parcours. La réalisation a permis de mettre en œuvre des matériaux de déconstruction recyclés et revêtus sur certains endroits d’un tapis d’enrobé fabriqué avec des enrobés en deuxième vie.

  • Le traitement des fumées et de l’eau

    Le calcaire broyé très finement, à l’échelle du micron, est utilisé dans la neutralisation des fumées acides de centrales thermiques. Le calcaire capte le soufre des fumées et est transformé en gypse. Le gypse peut être réutilisé dans la construction. Le même type de calcaire est utilisé dans le traitement des eaux usées de stations d’épuration. Solvay et Novacarb fabriquent également certaines qualités de bicarbonate de sodium destinées à l’épuration des fumées des incinérateurs.

  • Les transports en commun

    Le transport en commun, ou transport collectif, qui consiste à transporter plusieurs personnes ensemble sur un même trajet, est un sujet majeur du développement de nos agglomérations. A Metz, le Mettis dispose de lignes d’une longueur totale de 17,8 km en site propre. Elles possèdent un tronc commun d’un total de dix stations, dans le centre de Metz. Le transport collectif en site propre offre aux concepteurs l’opportunité de repenser l’ergonomie et le paysage de la voirie urbaine, c’est pourquoi le matériau BPE (Béton Prêt à l’Emploi) propose une palette de solutions répondant aux contraintes spécifiques du transport collectif d’avenir, et s’impose comme la solution responsable et durable par excellence.

    Pour la réalisation de ce projet et notamment pour les voiries, 300 mille tonnes de granulats ont été nécessaires dont la moitié est issue du recyclage.

    Il a fallu environ 10 mille m3 de bétons spéciaux (esthétiques) pour la réalisation du Mettis, principalement du béton coloré jaune et des bétons désactivés.

  • La centrale d’enrobés

    Le poste d’enrobage est un outil industriel qui fabrique des enrobés destinés à la réalisation des couches de roulement de nos routes, autoroutes, parkings, trottoirs aéroports (tarmac), etc.

    Les granulats utilisés sont des gravillons et sables concassés de grandes duretés, des fillers et du bitume.

    Depuis quelques années les couches de roulements usées sont recyclées dans des  nouveaux enrobés à raison d’environ 15 % par tonne nouvelle.

    Le principe de fonctionnement est le suivant. Tout d’abord les granulats sont pesés et acheminés régulièrement par tapis dans un cylindre horizontal en rotation qui les chauffe à 180° pour les sécher. A leur sortie, ils sont malaxés et enrobés de bitume. Ils sont ensuite transportés vers les lieux d’application par camion.

    La Lorraine compte environ 20 postes de fabrication qui consomment pas moins d’1 million 200 mille tonnes de granulats naturels ou artificiels.

  • L’usine de préfabrication béton

    Une vingtaine d’usines de préfabrication béton produisent en Lorraine toutes sortes de matériaux nécessaires au bâtiment ou à la construction d’infrastructures. Environ 1 million de tonnes de granulats est utilisé chaque année.

    La préfabrication en usine d’éléments en béton permet d’alimenter les chantiers avec des matériaux de grande qualité et pour de très nombreuses applications : tuyaux, regards de visites, citernes, bordures, pavés, dalles, murs en L, linteaux, boisseaux de cheminées, escaliers, agglo, poteaux EDF, traverses de chemin de fer… ne sont que quelques exemples, tellement la préfabrication est présente dans les métiers de la construction.

  • Cimenterie

    Il y a actuellement 3 cimenteries présentes sur le territoire lorrain (Rombas, Xeuilley et Héming) qui fournissent au total une moyenne de 2  millions de tonnes de ciment par an.

    Pour les alimenter, 3 millions de tonnes de granulats sont nécessaires, à raison de 2 millions de matériaux calcaires et 1 million d’argiles et marnes.

Le pont de la Ligne à Grande Vitesse, Meuse

Le viaduc sur la Meuse, l’un des grands ouvrages du tracé de la ligne à grande vitesse Est-européenne, se situe dans le Parc Naturel Régional de Lorraine et traverse une vallée classée en zone de protection spéciale (ZPS) du réseau européen Natura 2000.
Long de 1 781 m, il comporte deux ouvrages mixtes, le principal enjambant la Meuse (600 m de longueur, 12,50 m de largeur, 12 travées de 52,50 m de portée) et le canal de l’Est (300 m, 11 travées), séparés par un remblai central (300 m), des voies routières et ferroviaires, ainsi qu’un ouvrage passant sur un bras de la Meuse par la RD109.

Il a nécessité 100 mille tonnes de granulats.

 

 

Les voies ferrées

On admet classiquement qu’un kilomètre de voie nécessite pour sa construction 20 mille tonnes de granulats. La 2ème phase du TGV Est européen (106 km de voie nouvelle entre Pont-à-Mousson et Strasbourg) aura consommé 26 millions de tonnes de matériaux sur lesquelles aura été déposés 1 million de tonnes de ballast en provenance de la carrière de Raon-l’Etape dans les Vosges, la seule agréée en Lorraine pour le ballast du TGV. 

Les voies d’eau

Le réseau de voies navigables est particulièrement développé en Lorraine, qu’il s’agisse du petit gabarit dit « Freyssinet » ou du grand gabarit qui est constitué par la Moselle canalisée. 17 écluses jalonnent son cours entre Neuves-Maisons et Apach. Chacune a nécessité la mise en œuvre de 50 mille m3 de bétons soit environ 100 mille tonnes de granulats non gélifs issus des carrières locales en particulier alluvionnaires.

Les aménagements urbains

La carrière de Champenay met en valeur les qualités du patrimoine géologique du massif des Vosges.

Le grès permet de réaliser aussi bien des pavés ou dalles de trottoir que du mobilier urbain, bacs à fleurs, fontaines, bancs ou bien encore façade, pilier, opus…

Les autoroutes

La construction des routes et autoroutes correspond à un empilement de couches ayant chacune un rôle spécifique.

Nous rencontrons ainsi classiquement, à partir du sol de terrassement : une couche de fondation, une couche de base, une couche de liaison, la couche de roulement. De fait, la couche de roulement n’est que la couche superficielle, celle que l’on voit. C’est un peu comme une couche de crème de 5 à 15 cm d’épaisseur sur un gâteau dont l’épaisseur totale peut dépasser 50 cm.

Cet empilement de couches a pour objet d’assurer la stabilité et la pérennité de la structure, sa composition va dépendre de la qualité du sol support, de l’environnement, de l’intensité des périodes de gel, du trafic supporté par la future route. La couche de roulement a pour objectif d’imperméabiliser la structure et d’apporter confort et sécurité aux voyageurs. Ainsi, suivant le type de route construite, 10 à 30 mille tonnes de granulats seront consommées pour construire 1 km. Les caractéristiques exigées pour les granulats sont d’autant plus élevées et strictes qu’ils seront utilisés au plus près de la couche de roulement.

La Lorraine est parcourue par 226 km d’autoroutes à péages (A4 et A31) et 320 km de voies expresses reliant Thionville à Epinal et Saint-Dié, via Metz et Nancy. Ce réseau a requis pour sa construction plus de 16 millions de tonnes de granulats, sans compter le nécessaire entretien des couches de roulement.

La station d’épuration, le lagunage

Pour être en conformité avec la réglementation européenne, les communes doivent disposer d’un système d’assainissement des eaux usées. Dans le cadre de cette mise aux normes, les communes ou les communautés de communes s’équipent de stations d’épuration écologiques (lagunage ou filtres plantés de roseaux). Afin de permettre un filtrage efficace des eaux usées, les stations d’épuration sont constituées de 3 couches de gravillons ou de sables alluvionnaires, d’une granulométrie spécifique et garantie. De plus, les produits utilisés doivent obligatoirement être des matériaux alluvionnaires siliceux pour garantir la stabilité de l’ouvrage et pour permettre aux bactéries dépolluantes de se développer.

L’aéroport Nancy-Metz

L’aéroport de Nancy-Metz s’étend sur 230 ha. Le chantier s’est déroulé de 1989 à 1991. Celui-ci s’étend sur 230 ha et comprend les pistes d’atterrissage (de 2 500 m à l’ouverture de l’aéroport, elles ont été portées à 3 050 m en 2006) et l’aérogare de 6 500 m2. 

Le volume global de béton nécessaire à sa construction est d’environ 75 mille mètres cubes ainsi que 500 mille tonnes de granulats additionnels nécessaires pour les soubassements des parkings et des pistes.

Les parcs éoliens

Implanté en 2005, le parc du Haut des Ailes réunit 22 éoliennes d’une puissance de 2 MW chacune, pour une puissance totale de 44 MW. Elles sont réparties en 4 parcs implantés en Lorraine : La Tournelle, Le Haut-des-Masures, Le Haut-des-Grues et Le Haut-de-Blâmont. Ce Parc est situé au carrefour des départements de Meurthe-et-Moselle et de Moselle, sur les communes d’Igney, Amenoncourt, Gogney, Repaix, Foulcrey, et Richeval. Le volume de béton moyen dans les fondations d’une éolienne est comparable au volume d’une grande maison (de l’ordre de 400 m3 pour une éolienne de 2,5 MW).

La Lorraine compte à nos jours 62 parcs éoliens soit environ 400 éoliennes sur la région ; ce qui la classe au 5ème rang pour l’énergie éolienne en France.

Le tunnel de Saintes-Marie-aux-Mines

Le tunnel Maurice-Lemaire, communément appelé tunnel de Sainte-Marie-aux-Mines, long de 6 950 mètres, permet de traverser le massif vosgien en son milieu. Ce fut le plus long tunnel routier situé intégralement sur le territoire français jusqu’à l’ouverture du tunnel Duplex A86. Initialement, le tunnel a été ouvert au trafic ferroviaire le 8 août 1937 pour devenir en février 1976 un tunnel uniquement routier.

Sa réfection intérieure en 2010 a nécessité de l’ordre de 16 mille m3 de béton.

Les ronds-points

Le rond-point du vélodrome de Vandœuvre-les-Nancy a vu sa configuration évoluer entre 2006 et 2008 pour permettre le passage du tram.

Durant les 24 mois de travaux, ce sont pas moins de 30 mille tonnes de matériaux qui ont été utilisés pour l’assainissement et réseaux divers, structures des chaussées, trottoirs, parkings et en finition avec des bétons désactivés, des dallages, des pavages et des enrobés.

Les lotissements

Chaque année en Lorraine, 3 090 maisons individuelles et 1 264 maisons individuelles groupées sont construites.

Par exemple le lotissement de Messein comprenant 65 maisons a représenté :

– 50 mille tonnes de matériaux terreux mis en remblais en carrière ;

– 65 mille tonnes de granulats calcaires pour les remblais et les couches de forme issus de la carrière de Maizières (54) ;

– 7 mille tonnes d’enrobés avec des granulats alluvionnaires de la Moselle ;

– 10 mille m3 de béton pour la construction des maisons, soit 20 mille tonnes de granulats alluvionnaires de Moselle.

Les hôpitaux

Un « orgue de Béton et de verre » s’installe à Metz dans le respect de l’intégration paysagère et de la Réglementation Thermique 2012. Après 3 années de travaux, l’hôpital ouvre ses portes en mars 2013. La conception de l’hôpital Robert Schuman s’inscrit résolument dans cette démarche de développement durable. 45 mille mètres cube de bétons soit 90 mille tonnes de granulats et 15 mille tonnes de ciment, plus 120 mille tonnes de matériaux supplémentaires pour les voiries ont été nécessaires à sa construction. 

L’école d’architecture de Nancy

Le bâtiment a été conçu par l’architecte suisse Livio Vacchini. L’école est composée d’éléments en béton armé à base de ciment blanc, préfabriqué sur place, soit une quantité globale de 15 mille mde béton. Il a fallu 30 mille tonnes de granulats d’Autrey dans les Vosges pour construire l’école d’architecture. La première pierre est posée le 5 juillet 1994 et son ouverture a lieu en 1996. La structure apparente omniprésente de l’école consiste en un assemblage de piliers carrés et de voûtains formant un plancher également en béton armé, qui mesurent parfois plus de dix mètres dans les salles de cours. Comme le précise Livio Vacchini, « le choix du système constructif est une question de première importance » et c’est en ce sens que l’étude constructive de cet édifice a donné la priorité au matériau Béton afin d’assurer les exigences de qualité technique et esthétiques de la réalisation.

La cité radieuse, Briey

La Cité radieuse de Briey-en-Forêt, dans le nord de la Meurthe et Moselle est une unité d’habitation construite entre 1959 et 1961 par Le Corbusier. Cette construction de 17 étages est achevée en 1961 ; l’architecte Le Corbusier y voit l’aboutissement d’un projet qui mêle vie privée protégée et vie communautaire, mise en commun des ressources et vue sans pareille sur la forêt domaniale alentour…

Le bâtiment fait 110 mètres de long et 56 mètres de haut (70 mètres à son point culminant) et 19 mètres de large. Il comprend 339 logements en duplex répartis sur 17 étages avec six rues intérieures.

Cette réalisation représente environ 20 mille m3 de béton.

Le château de Lunéville

Deux types de grès ont été utilisés pour la restauration du château de Lunéville dont du bigarré vosgien qui est la pierre d’origine.

“Les grès des Vosges sont plus qu’un matériau : ils sont diversité, couleur, lumière et vie. Ils sont la mémoire de la terre ; ils relient les générations à travers les réalisations et les métiers. Les hommes sont les dépositaires de leurs richesses et de leurs secrets. Parmi eux, architectes, ingénieurs, carriers, tailleurs de pierre s’emploient à préserver ce capital, en perpétuant les savoirs et en les adaptant, en relevant le défi de la vie et de la modernité. Rose, blanc-jaune, gris ou à gros grains, les grès ont de la fantaisie. C’est dans leur nature. Avec les grès des Vosges, le règne du minéral est aussi celui de l’esprit et de la modernité. Depuis des siècles, dans le monde du grès rien n’a changé et tout a évolué : le présent y côtoie le passé, la laye y est à sa place à côté du laser.”

La gare ferroviaire de Metz

Avec ses 300 m, c’est la plus longue gare de France qui a été terminée en août 1908 sous l’ordre de l’empereur Guillaume II. Construite en moins de 3 années dans un style néo-roman rhénan, elle a nécessité environ 30 mille tonnes de grès gris pâle provenant de la carrière de Niderviller à côté de Sarrebourg.

La centrale de Cattenom

Le chantier qui s’est déroulé entre 1979 et 1986 a nécessité 1 million 200 mille tonnes de granulats livrés exclusivement depuis la sablière de Dieulouard et 500 mille m3 de béton.

Les tribunes du stade de Metz

Le stade Saint-Symphorien est un stade surprenant depuis les derniers travaux, car les deux plus grandes tribunes sont situées face aux buts. Ce stade sera donc facile à faire évoluer vers une forte capacité : il suffira de re-construire les deux tribunes latérales. La réflexion, entamée au cours de l’année 2007, a abouti à un projet de rénovation soutenu par la Ville de Metz et le Conseil Général de la Moselle. La quasi-totalité de ces tribunes sont construites en béton, matériau qui permet de répondre de façon durable aux problématiques techniques et architecturales. Environ 25 à 30 mille m3 de béton ont été nécessaires à la construction de ce stade de 25 mille places.

La piste d’athlétisme

Même si le revêtement des pistes d’athlétisme est en synthétique, leur construction nécessite environ 5 mille tonnes de granulats pour la réalisation de la structure.

En ajoutant les accès, parkings, vestiaires et tribunes, ce chiffre quadruple pour un stade d’une ville moyenne.

L’aqueduc de Jouy-aux-Arches

Le pont à arcades de Jouy-aux-Arches constituait la partie aérienne de l’aqueduc Gallo Romain d’une longueur 22 km entre Gorze et Metz. Les archéologues s’accordent pour considérer qu’il a été construit avec les matériaux de l’ancienne carrière de Norroy-les-Pont-à-Mousson, en particulier pour les impostes qui sont les pierres nobles placées en haut des piles pour soutenir les arches. Cette carrière encore visible, située à une dizaine de kilomètres, exploitait le niveau bajocien à polypiers des côtes de Moselle.

Les secteurs sauvegardés, l’exemple de Bar-le-Duc

Essentiellement bâtie de maisons à pans de bois, Bar-Le-Duc a été transformée par le Duc René II en une capitale digne d’accueillir la Cour de Lorraine. Ensemble urbain historique à la qualité architecturale exceptionnelle, la ville haute de Bar-le-Duc a été construite essentiellement en pierres dites “de Savonnières”, issues des carrières de Savonnières-en-Perthois. Choisies pour leur grain fin, leur extrême résistance et leur grande facilité de taille, les pierres doivent leur fameuse couleur blonde à une légère teneur en oxyde de fer. Les pierres de Savonnières ont permis de construire de nombreux châteaux de la vallée de la Saulx. Bar-le-Duc reste un ensemble Renaissance unique en France par son homogénéité, son état de conservation et ses qualités esthétiques.

Le Centre Pompidou, Metz

Un chantier important de 10 mille m3 de béton haute résistance et de bétons colorés avec des granulats de verre : les granulats proviennent de la sablière de Blénod-lès-Pont-à-Mousson, soit 20 mille tonnes de sables et graviers.

La pharmacie

De nombreux produits pharmaceutiques sont fabriqués à partir du bicarbonate de sodium (comprimés, comprimés effervescents…). Les deux seules “soudières” françaises (usine de fabrication de carbonate et bicarbonate de sodium) se trouvent en Lorraine : celle de Solvay à Dombasle-sur-Meurthe, et celle de Novacarb à La Madeleine. Les matières premières nécessaires à la fabrication de ces produits sont le calcaire et le sel. Les deux sociétés exploitent le massif calcaire du jurassique supérieur situé entre Pagny-sur-Meuse et Saint-Germain-sur-Meuse, ainsi que le gisement de sel du Keuper (Trias) situé entre les communes de Lenoncourt et Haracourt. Le transport du calcaire entre les carrières et les usines de transformation se fait par chemin de fer.

Pour satisfaire les besoins en carbonate et bicarbonate de sodium, les deux usines produisent 3 millions de tonnes de calcaire et 2,5 millions de tonnes de sel.

La sidérurgie

La sidérurgie lorraine fait partie intégrante de notre histoire. C’est vers l’année 1704 que la société De Wendel débute son activité. Plus tard, d’autres usines se construiront et utiliseront le minerai de fer présent dans notre sous-sol. C’est en 1856 que l’usine de Pont-à-Mousson voit le jour et se lance dans la production de la fonte pour la fabrication des tuyaux, regards, plaques d’égouts, poteaux d’incendie, etc.

La mise en fusion à 1 800° dans un haut-fourneau, de minerai de fer, de fondant (castine) et de coke permet la fabrication de la fonte et d’un coproduit appelé laitier. Ce laitier entre dans la fabrication du ciment, de la laine de roche et dans les domaines des travaux publics. La castine est un sable calcaire utilisé comme fondant et comme épurateur pour le minerai de fer.  Aujourd’hui seuls 3 hauts-fourneaux sont encore en activité en lorraine.

Le camion toupie

Un camion malaxeur ou plus communément appelé aussi “camion toupie” désigne un camion spécifiquement adapté pour le transport du béton frais de la centrale à béton vers le chantier de construction.

Ce véhicule comprend un réservoir rotatif légèrement incliné en forme de toupie.

Ce mouvement permanent permet le malaxage en continu et empêche le phénomène de ségrégation du matériau béton pendant la phase de transport.

1 m3 de béton consomme 2 tonnes de granulats et 350 kg de ciment.

La chaux pour le revêtement de façade

Le calcaire lorsqu’il est calciné permet de produire de la chaux. Les enduits et mortiers sont en grande partie composés de chaux (liant) et de sable calcaire.

L’usine de production de carbonate et bicarbonate de sodium

Sans calcaire, pas de présence de l’usine Solvay en Lorraine. Celui-ci, avec le sel, constitue la matière première essentielle à partir de laquelle Solvay fabrique le carbonate et le bicarbonate de sodium dans son usine de Dombasle-sur-Meurthe. Indirectement, via le carbonate de sodium, le calcaire permet de fabriquer du verre (verres creux, verres plats, verres techniques). Pour faire un kilo de verre, nous avons besoin de 500 g de calcaire. Le calcaire connaît d’autres usages bien utiles pour le confort et l’amélioration de la vie quotidienne, via le bicarbonate de sodium, dans les domaines de l’alimentation humaine et animale, la pharmacie (comprimés effervescents et hémodialyse), la cosmétologie et les techniques environnementales pour l’épuration des fumées des incinérateurs.

La boulangerie

De nombreux produits destinés à l’alimentation humaine sont fabriqués à partir du bicarbonate de sodium issu du calcaire et du sel (usages en boulangerie-pâtisserie, poudre à lever, Maïzena©…).

Les amendements et la nutrition animale

Le calcaire est utilisé en amendement pour la régulation de l’acidité des sols pour rendre possible certains types de culture (comme le maïs par exemple). Il sert également en complément d’apport de calcium dans l’alimentation animale. Le taux d’incorporation du carbonate de calcium dans la nutrition animale varie en moyenne de 2 à 20 % selon le type d’aliment (aliment complémentaire de la ration de base ou additifs minéraux), selon l’espèce animale concernée (bovins, porcs ou volailles) et selon le mode de production (intensif hors-sol ou extensif plein air).

Le vitrage et le verre

Pour faire un kilo de verre, il faut 500 g de calcaire et 800 g de sable siliceux.

La centrale à béton

Sur les sites de production de béton prêt à l’emploi, qui permettent de produire de grandes quantités de béton, il existe de nombreux types de centrales mais elles se caractérisent toujours par des composants communs :

• un malaxeur horizontal ou vertical (la capacité moyenne des malaxeurs en Lorraine est d’environ 2 m3).
• un dispositif de pesée des agrégats et du ciment,
• un ou plusieurs silos de stockage du ciment et des éventuelles adjonctions (calcaire, cendres…),
• des cuves de stockage des adjuvants,
• des éléments permettant le chargement des agrégats et du ciment (trémies et tapis roulants ou skip (chargeur d’agrégats) vertical à câble pour l’alimentation de stockages verticaux.

Le maillage des centrales à béton en Lorraine comprend environ 60 unités de production réparties de façon homogène sur tout le territoire afin d’être au plus près des chantiers et de répondre au mieux aux besoins de la construction.

Le volume annuel de Béton Prêt à l’Emploi produit en Lorraine est de l’ordre de 960 mille m3 (chiffre 2013).

1 m3 de béton consomme 2 tonnes de granulats et 350 kg de ciment.

Le bâtiment des archives EDF à Bure, Meuse

La construction du bâtiment des archives EDF à Bure, dans la Meuse, est un projet stratégique pour son impact social et environnemental positif sur la région. Le bâtiment s’intègre complètement dans le paysage et répond aux normes de qualité environnementale, exigences incontournables de la stratégie immobilière d’EDF.

L’invention permet de construire des façades comportant des éléments réfléchissants dans le but de conférer au bâtiment un aspect changeant dicté soit par l’environnement soit par le temps météorologique régnant autour du bâtiment.

©photo, tous droits réservés Julien Lanoo

Les chemins piétons et cyclistes

Le vélo-route de la Communauté de communes de Moselle et Madon se situe en bordure du canal à l’emplacement de l’ancien chemin de halage. Il est accessible aux piétons et cyclistes qui peuvent admirer la nature tout le long du parcours. La réalisation a permis de mettre en œuvre des matériaux de déconstruction recyclés et revêtus sur certains endroits d’un tapis d’enrobé fabriqué avec des enrobés en deuxième vie.

Le traitement des fumées et de l’eau

Le calcaire broyé très finement, à l’échelle du micron, est utilisé dans la neutralisation des fumées acides de centrales thermiques. Le calcaire capte le soufre des fumées et est transformé en gypse. Le gypse peut être réutilisé dans la construction. Le même type de calcaire est utilisé dans le traitement des eaux usées de stations d’épuration. Solvay et Novacarb fabriquent également certaines qualités de bicarbonate de sodium destinées à l’épuration des fumées des incinérateurs.

Les transports en commun

Le transport en commun, ou transport collectif, qui consiste à transporter plusieurs personnes ensemble sur un même trajet, est un sujet majeur du développement de nos agglomérations. A Metz, le Mettis dispose de lignes d’une longueur totale de 17,8 km en site propre. Elles possèdent un tronc commun d’un total de dix stations, dans le centre de Metz. Le transport collectif en site propre offre aux concepteurs l’opportunité de repenser l’ergonomie et le paysage de la voirie urbaine, c’est pourquoi le matériau BPE (Béton Prêt à l’Emploi) propose une palette de solutions répondant aux contraintes spécifiques du transport collectif d’avenir, et s’impose comme la solution responsable et durable par excellence.

Pour la réalisation de ce projet et notamment pour les voiries, 300 mille tonnes de granulats ont été nécessaires dont la moitié est issue du recyclage.

Il a fallu environ 10 mille m3 de bétons spéciaux (esthétiques) pour la réalisation du Mettis, principalement du béton coloré jaune et des bétons désactivés.

La centrale d’enrobés

Le poste d’enrobage est un outil industriel qui fabrique des enrobés destinés à la réalisation des couches de roulement de nos routes, autoroutes, parkings, trottoirs aéroports (tarmac), etc.

Les granulats utilisés sont des gravillons et sables concassés de grandes duretés, des fillers et du bitume.

Depuis quelques années les couches de roulements usées sont recyclées dans des  nouveaux enrobés à raison d’environ 15 % par tonne nouvelle.

Le principe de fonctionnement est le suivant. Tout d’abord les granulats sont pesés et acheminés régulièrement par tapis dans un cylindre horizontal en rotation qui les chauffe à 180° pour les sécher. A leur sortie, ils sont malaxés et enrobés de bitume. Ils sont ensuite transportés vers les lieux d’application par camion.

La Lorraine compte environ 20 postes de fabrication qui consomment pas moins d’1 million 200 mille tonnes de granulats naturels ou artificiels.

L’usine de préfabrication béton

Une vingtaine d’usines de préfabrication béton produisent en Lorraine toutes sortes de matériaux nécessaires au bâtiment ou à la construction d’infrastructures. Environ 1 million de tonnes de granulats est utilisé chaque année.

La préfabrication en usine d’éléments en béton permet d’alimenter les chantiers avec des matériaux de grande qualité et pour de très nombreuses applications : tuyaux, regards de visites, citernes, bordures, pavés, dalles, murs en L, linteaux, boisseaux de cheminées, escaliers, agglo, poteaux EDF, traverses de chemin de fer… ne sont que quelques exemples, tellement la préfabrication est présente dans les métiers de la construction.

Cimenterie

Il y a actuellement 3 cimenteries présentes sur le territoire lorrain (Rombas, Xeuilley et Héming) qui fournissent au total une moyenne de 2  millions de tonnes de ciment par an.

Pour les alimenter, 3 millions de tonnes de granulats sont nécessaires, à raison de 2 millions de matériaux calcaires et 1 million d’argiles et marnes.