Dans mon enfance, j’allais jouer dans une immense carrière de l’Auvergne, dont l’exploitation n’était pas terminée. J’y suis repassé, il y a quelques années et, je n’ai plus vu la carrière ! Le site était totalement reboisé.

A l’époque, il y avait en face de ce site des landes de bruyères. Je ne les ai plus vues non plus.

Tout avait complètement changé par le dynamisme spontané de la végétation, en un demi-siècle.

Nos milieux transformés (carrières et gravières) ont un avenir du point de vue de l’écologie. Les oiseaux aiment les milieux humides où ils nichent souvent, de sorte que, rapidement, ces derniers deviennent des réservoirs de biodiversité ; sans oublier naturellement la biodiversité végétale quand, toutefois, quelques plantes aquacoles et invasives ne viennent pas impunément occuper le terrain.

Gravières et carrières s’inscrivent parfaitement dans le projet national de créer des Trames Vertes (végétales) et Bleues (aquatiques) qui pourront être parcourues par les espèces vivantes, sans que de brutales interventions dans le paysage (autoroutes, lignes TGV etc…) les séquestrent sur des territoires trop restreints ; ce qui ne permet pas un bon brassage génétique entre les populations.

L’écologie, on le voit, est là où on ne l’attendait pas ; et, ceux que l’on pouvait considérer comme des ennemis de la nature deviennent des amis !